D’une qualification directe à l’élimination, en passant par un repêchage, le Chaumont VB 52 Haute-Marne doit s’attendre au meilleur comme au pire, demain soir, dans son groupe C de la Ligue des champions. En accueillant les Polonais de Belchatow, à Reims (20 h 30), les Cévébistes doivent surtout gagner pour espérer.

C’est l’heure de vérité pour le Chaumont VB 52 Haute-Marne ! Demain soir, en accueillant les Polonais de Belchatow, les Cévébistes vont disputer un match décisif en vue de la qualification pour les “play-off” de la Ligue des champions. Un rendez-vous qui, en soi, est déjà une superbe performance pour l’équipe haut-marnaise. Au moment du tirage au sort, le 17 novembre dernier, le CVB 52 aurait signé des deux mains pour se retrouver dans cette situation un peu plus de trois mois plus tard, tant l’opposition proposée par Belchatow, Novosibirsk et Moscou paraissait hors de portée sur le papier.
Pourtant aujourd’hui, à l’heure de jouer son avenir dans la plus prestigieuse des compétitions continentales, c’est avec une légère pression et une forte détermination à bousculer définitivement tous les pronostics que le CVB 52 envisage cet ultime rendez-vous de cette phase de poules. Pour poursuivre l’aventure, les hommes de Silvano Prandi doivent finir deuxièmes de ce groupe C, voire troisième… Mais dans cette dernière situation, il faudra compter sur plusieurs circonstances favorables, dont certaines ne seront même pas connues au coup de sifflet final, demain soir.
La meilleure solution
Si les Chaumontais remportent la rencontre face à Belchatow en trois ou quatre sets demain soir, leur avenir en Ligue des champions sera assuré quoi qu’il advienne ailleurs, puisqu’ils “chiperont” alors la deuxième place directement qualificative à leurs adversaires du soir.
Une quasi-certitude
Si le CVB 52 parvient à tirer son épingle du jeu au “tie-break”, il serait assuré de terminer troisième du groupe. En effet, si le Dinamo Moscou, le même jour, l’emporte devant Novosibirsk avec trois points à la clé, les Moscovites reviendraient à égalité de points avec les Haut-Marnais au classement, mais seraient éliminés à la défaveur du nombre de victoires (deux pour Moscou contre trois pour Chaumont). Avec un capital de huit points, les Cévébistes auraient alors de fortes probabilités de faire partie des deux ou trois meilleurs troisièmes repêchés pour la suite.
En cas de défaite
La situation deviendrait alors critique pour les Chaumontais, qui restent sous la menace d’un retour du Dinamo Moscou. En effet, les Haut-Marnais ne se font guère d’illusions sur la motivation du leader Novosibirsk, déjà qualifié, et en visite chez ses compatriotes russes de Moscou pour ce dernier match de poule, et compte tenu de l’attitude déjà démontrée par les Sibériens face à Belchatow, lors de la dernière journée, et une large défaite concédée (3-0). Les Chaumontais pourraient même terminer à la dernière place, une position qu’ils n’ont pourtant jamais connue depuis le début de la compétition.
Si Novosibirsk venait cependant à réellement jouer le jeu et dominer le Dinamo Moscou, le CVB 52, en conservant la troisième place du groupe avec six voire sept points glanés au final, resterait cependant dans une position délicate par rapport aux troisièmes des autres groupes, qui ont encore tous la possibilité de croire en leurs chances. Celles du CVB 52 s’en trouveraient alors très amoindries.
Un règlement mouvant
A l’heure actuelle le nombre de repêchés pour le tour suivant n’est pas encore décidé. Le réglement prévoit dix équipes qualifiées directement pour les “play-off”, accompagnées par les deux meilleurs troisièmes. Le club qui organisera le “Final four” sera, lui, directement qualifié pour celui-ci. Mais le lieu du “Final four” n’a pas encore été choisi par les instances européennes, et le sera seulement les jours prochains. Si celui-ci doit se dérouler chez l’un des douze qualifiés après la phase de poules, la CEV repêchera alors le troisième “meilleur troisième” pour remplacer l’heureux élu qui, lui, n’aura finalement plus besoin de passer par les “play-off” pour participer à la dernière phase.

Laurent Génin