Paris volley – CVB 52 HM (3-1)

Le CVB cède son trône

Sans Stephen Boyer laissé à Chaumont par «choix», le Chaumont VB 52 Haute-Marne n’a pas tenu la distance face au co-leader parisien, samedi 6 janvier, dans la capitale (3-1). Une défaite qui relègue les Cévébistes à la place de dauphins.

Match à guichets fermés annonçaient les dirigeants du club organisateur, samedi 6 janvier, pour le “choc” de cette rentrée entre Paris et Chaumont, les deux co-leaders actuels de la Ligue A ! Voilà bien la preuve, s’il en était encore besoin, du nouveau statut dévolu au champion de France en titre qui, aujourd’hui, attire régulièrement les passionnés et les curieux, lors de ses déplacements. Si la présence du jeune prodige Stephen Boyer contribue forcément à la notoriété de l’équipe, les spectateurs devaient cependant faire sans lui pour cette affiche, (lire par ailleurs).
Un choix délibéré du coach Silvano Prandi qui alignait donc Wassim Ben Tara d’entrée à la “pointe de l’attaque” chaumontaise. Et si le CVB 52 est à la peine en début de rencontre, il le doit à un jeu parisien parfaitement rodé, contrastant avec plusieurs hésitations adverses (8-5). Si les visiteurs font illusion (10-9), il manque toujours un peu d’huile dans les rouages de la mécanique cévébiste (16-12). Le manque de régularité au service reste la principale faille haut-marnaise, comparé à la réussite de leurs hôtes du soir sur ce geste… A l’image du service raté de Javier Gonzalez sur la première balle de set parisienne : 25-22 en 30’.
C’est par le centre que le CVB 52 entame sa reconstruction mentale dans le deuxième set. Bien en place sur leur ligne arrière, en réception comme en défense, les Chaumontais creusent un premier écart rapidement (3-8). Attention cependant à ne pas abuser des bonnes choses ! Le block local a compris et prend les options adéquates (6-8). Mais ce sont bien les Cévébistes qui dictent la loi du jeu. Remportant la plupart des “rallyes” et pouvant compter sur la justesse de son passeur, Chaumont parade (11-16, puis 13-20). Les visiteurs gardent le cap : 18-25 en 28’.

Une confiance dilapidée

C’est souvent le cas après la pause : les courbes s’inversent. Les premiers échanges du troisième set sont à l’avantage des Parisiens, tandis que le CVB  52 dilapide toute la confiance emmagasinée plus tôt. En cause : la balance “service/réception” largement favorable aux locaux (5-2, 8-3, puis 13-6). Le réveil de Ter Maat, jusqu’alors très discret, ajoute une plus-value indéniable pour les locaux qui s’envolent (20-12). Et ne sont plus rejoints : 25-19 en 28’.
Le quatrième acte conserve le scénario précédent. Face à des Parisiens qui ne font aucune faute (ou presque), les Chaumontais cumulent les imperfections techniques ou les mauvais choix (7-3). Et plus l’écart grandit, moins les Cévébistes se montrent audacieux (16-9). Complètement inhibés par la crainte de commettre le mauvais geste, les Haut-Marnais se contentent de trop peu (18-12). L’inexpérience du CVB 52 ne fait désormais plus le poids face à l’armada parisienne et sa défense de fer (20-14). Paris s’offre sa victoire de prestige et la place de leader : 25-18 en 27’.
Au CVB 52 désormais de jouer au chasseur.
Laurent Génin

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