Belchatow (POL) – CVB 52 HM (FRA) 1-3

Le CVB réalise l’impensable

Le Chaumont VB 52 Haute-Marne est entré dans la Ligue des champions par la grande porte, mercredi 6 décembre, en dominant les Polonais de Belchatow chez eux (3 sets à 1). Un exploit de plus pour les Cévébistes qui, c’est certain, ont leur place dans la cour des grands.

Après avoir étonné la France du volley par son titre national acquis l’an passé, le Chaumont VB 52 Haute-Marne a encore un peu plus ouvert ses frontières, hier soir. Face à Belchatow, et son “six” titulaire, qui disputera d’ailleurs la semaine prochaine le championnat du monde des clubs, les Cévébistes ont fait mentir tous les pronostics, en allant s’imposer en Pologne et entamer la Ligue des champions par une victoire à trois points, une place de leader du groupe C à la clé.
C’est de la meilleure des manières que les Chaumontais entrent dans le match. Sans complexe, les Haut-Marnais surprennent rapidement leurs hôtes par leur qualité de service (1-5). Mais les visiteurs sont vite rappelés à l’ordre par les Polonais. Mis à leur tour en difficulté en réception, les hommes de Silvano Prandi n’ont guère de solutions offensives, si ce n’est le réalisme de Stephen Boyer (7-7). Les pendules remises à l’heure, Belchatow peut désormais dérouler, à l’image du meilleur central du monde, Srecko Lisinac. Malmené sur ses deux premiers ballons d’attaque par le block cévébiste, le Serbe réajuste la mire, au filet comme au service, et entraîne les siens vers un scénario plus attendu. Une période difficile pour les visiteurs qui encaissent des séries de points sur chaque passage au service adverse, et un “9-2” déjà quasiment fatal dans ce premier acte (18-10). Les Chaumontais ont le mérite de ne pas se désunir pour garder la tête hors de l’eau : 25-19 en 28′.
Une réaction de fin de set qui a le don de remettre immédiatement le CVB 52 dans le bon tempo, à l’entame de la deuxième manche. Conscients d’avoir laissé un peu trop facilement “la main” aux Polonais, Javier Gonzalez et ses coéquipiers affichent une toute autre combativité. Attentifs en soutien d’attaque et en défense, les Haut-Marnais peuvent enfin dévoiler leur vrai visage. Accrocheurs, Chaumont prend les devants (5-8), puis creuse l’écart en trouvant également plus de solutions par le centre (11-16). En abordant le “money-time” avec six longueurs d’avance, le CVB 52 démontre un énorme sang-froid, avec deux “aces” de Yacine Louati pour conclure l’affaire : 25-18 en 29′.

Une machine à servir

Un autre match débute alors. Et face à “l’ogre” polonais, le Petit poucet français sème quelques cailloux qui, visiblement, viennent gêner leurs hôtes dans leurs baskets. Après avoir été ballottés au filet par Belchatow lors du premier set, le block cévébiste se veut incroyablement solide (6-9). Lecture de jeu parfaite à laquelle s’ajoute une qualité de service, dans la précision, qui balade la ligne de réception locale sur toute la largeur du terrain (11-16). Les Polonais sont aux abois et, poussés par leur public, amorcent un retour attendu (14-16). Mais les fautes directes au service, sur des prises de risques devenues obligatoires, sont forcément préjudiciables (17-21). Nikola Mijailovic, lui, imite Yacine Louati quelques minutes plus tôt pour boucler la manche sur deux “aces” : 19-25 en 27′.
Les Chaumontais, forts déjà d’un point empoché, ne veulent pas baisser le tempo. Face à des Polonais dos au mur, le CVB 52 doit désormais avoir les nerfs solides. Alors que les égalités se succèdent, les deux formations mènent la danse tour à tour au tableau d’affichage (10-9, puis 19-20). Mais en prenant l’avantage au “money-time”, ce sont bien les Cévébistes qui s’offrent leur première balle de match (23-24). Le service dans le filet de Stephen Boyer ne fait que retarder l’échéance. Le temps d’effacer une balle de set pour l’adversaire et la quatrième balle de match est la bonne. Comme d’habitude, hier soir, Chaumont termine sur un “ace”, de Javier Gonzalez, cette fois. Les Haut-Marnais peuvent lever les bras au ciel : ils réalisent un nouvel exploit : 27-29 en 35′.
Le CVB 52 ne connaît décidément aucune limite…

Laurent Génin